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Arbre à Palabre
Lieu d'échange d'idées & de débat sur divers sujets autour des hommes et du monde. Pas seulement un site, une philosophie...
Lieu d'échange d'idées & de beauté...l'arbre est un espace public consacré au débat - sous la forme de palabre africaine. Les sujets sont divers et variés : politique, art, philosophie, oenologie, musique, science, voyages, cinéma, littérature, poésie, etc. bref, l'actualité au sens large, sous l'angle des sciences humaines. L'Arbre à Palabre est aussi une émission radio & une association. C'est avec plaisir que nous vous accueillerons sur nos pages ou dans la communauté de l'Arbre. A bientôt...
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- L'INVENTION DE LA CRISE, escroquerie sur un futur en perdition :

La crise n’est pas une fatalité, ni un accident de parcours, c’est une invention construite de toutes pièces, qui permet au capitalisme financier de parfaire sa domination en usurpant tous les pouvoirs. Nous sommes entrés dans l’État d’urgence d’une guerre ouverte contre les populations. Ce n’est pas le dysfonctionnement du système qui est ici en cause, mais bien l’économie elle-même dans son fonctionnement, son achèvement inévitable.
Il s’agit maintenant d’appréhender le système sous tous ses aspects et dans toute la complexité de ses interactions, pour mieux comprendre comment la création de richesses a été accaparée par la haute bourgeoisie dans le processus de la mondialisation, accéléré par l’informatisation généralisée, la prolifération des dettes, et par le pillage d’un futur déjà ruiné. L’escroquerie de ce temps décompté se précipite, l’espace se restreint aux marchandages et aux spéculations dévastatrices, c'est alors que notre survie s’amenuise dans les restrictions, la misère et la barbarie.
Le règne de l’exploitation et de sa servitude, des séparations guerrières et des arnaques mafieuses, paraît se réduire aujourd’hui au scénario d’une catastrophe programmée. Quand il n’y a plus d’avenir, on peut alors abandonner les préjugés réducteurs d’un passé révolu. C’est le moment de prendre le pouvoir sur ses propres conditions d’existence au cours de situations incertaines, par des pratiques libertaires en coopérant tous ensemble à l’auto-organisation d’une démocratie générale.
Lukas Stella
Extrait de "L'invention de la crise" publié aux Éditions L'Harmattan, janvier 2012.
Un pavé dans le marasme conformiste d'un vieux monde agrippé à ses certitudes sans devenir.
Les inventeurs d'incroyances - Finalité et intentionnalité : Enquête sur l’interconnexion des problèmes de philosophie de la nature et ceux de l’esprit :

L’entreprise anti-finaliste vise à rendre compte de l’état du réel, par l’élimination des causes finales. Il s’agit d’expliquer en quoi, l’univers est apte à l’objectivation et la théorie moderne de l’évolution, en tant quelle, est une conception dynamique et historique de la vie, tente de montrer en quoi l’explication par des causes finales est absurde. La finalité dans cette perspective revient à parler de besoins dirigés d’une forme d’intelligence confuse que possède une espèce de ses intérêts.
Je comprend qu’une telle position, visant à rendre compte du tout du réel en termes d’adaptation, se fonde aussi sur l’idée que tout le réel est de nature physique. Les sciences physiques jouissent d’un statut d’exemple pour le bio-naturaliste. Aussi, notre physico-bio-naturaliste se doit de rendre compte de certains phénomènes, qui résultent, au fond, d’une forme raffinée de la finalité, telle que le phénomène mental dont l’intentionnalité est la matrice [...]
Finalité et intentionnalité - Introduction
I - Quelques platitudes et généralités : Rapide historique
II - Quel est le pourquoi de l’esprit? Comment penser l’émergence des phénomènes mentaux?
III - Expliquer, c’est répondre à la question « pourquoi ? »Et les anciens semblent avoir une réponse plus rationnelle
Pour conclure - Finalité et intentionnalité - Il faut lire Frédéric Lordon :
Il faut lire Frédéric Lordon
Frédéric LORDON ?
L'un des économistes atterrés, le trublion du Monde Diplo, le structuraliste énergétique (et même énergique ! ), le Spinoziste Percutant, le spécialiste des OPA hostiles, le Directeur de recherche au CNRS qui parle de la "paluche baladeuse" de Mâme Le Pen, le prof qui fait des cours sur le Conatus et les affects tristes et joyeux dans le Marché de l'art...
Il faut lire Frédéric Lordon, ne serait-ce que pour retrouver le sourire. Soit seul. Soit avec ses copains, Citton ou Orléan... Des marrants, ces gars. Stimulants pour la pensée. Empêcheurs de ronronner à gauche. Percuteurs d'idées reçues. Il faut lire Frédéric Lordon parce qu'il écrit bien.
Il faut lire Frédéric Lordon - Introduction
I - « Faire faire : La servitude volontaire n’existe pas »
II - « Joyeux automobiles : Les apories du consentement »
Conclusion
Notes de bas de page
Références bibliographiques - Regard occidental sur les révolutions arabes :

Le regard fuyant, sourire aux lèvres, un étrange cocktail de mélancolie, méfiance, espoir et autosatisfaction :
notre vision sur cette incroyable transition démocratique que sont en train de vivre les peuples arabes me ferait presque penser à un match de coupe du monde, en serions nous les arbitres ?
Aucune intention de ma part de remettre en question le droit d’ingérence – prochain best-seller du colonel Kadhafi - mais plutôt de mettre à jour certains signes, certaines attitudes qui depuis le début des évènements dénotent une légère frustration à l’occidentale, c'est-à-dire teinté d’orgueil sur fond de Prozac.
Oui, certains d’entre nous rêveraient de partager ces moments de gloire aux côtés des peuples opprimés, ressentir jusqu’au fond de son âme cette sensation de liberté, balayant d’un geste de la main le danger et toutes les vies sacrifiés sur l’autel de la justice. Oui, si l’on observe la plupart des régimes dictatoriaux arabes on s’aperçoit qu’ils possèdent les mêmes institutions politiques que les régimes démocratiques, à la différence que dans ces derniers les gouvernants élus n’ont qu’un temps limité devant eux, cela fait-il de nous des citoyens modèles ? - Pour un renouveau des idées politiques : Ill Fares the Land / Un cri du coeur (Tony Judt) :
Introduction : Un guide destiné aux perplexes
“I cannot help fearing that men may reach a point where they look on every new theory as a danger, every innovation as a toilsome trouble, every social advance as a first step toward revolution, and that they may absolutely refuse to move at all." (2)
— Alexis de Tocqueville
La manière dont nous vivons aujourd'hui semble profondément dépourvue de sens. Puisque depuis quarante ans nous avons en effet érigé en vertu la quête de l'intérêt matériel, et celle-la même constitue maintenant tout ce qu'il reste de notre sentiment de bien commun. Nous savons ce que les choses coûtent, mais nous n'avons aucune idée de ce que qu'elles valent. Que ce soit au sujet d'une décision judiciaire ou d'une loi, nous ne nous posons plus la question : est-elle bonne ? Est-elle équitable ? Est-elle juste ? Est-elle satisfaisante ? Va t-elle permettre l'avènement d'une société ou d'un monde meilleur ? Ces questions étaient autrefois les questions politiques, même si elles n'étaient pas faciles. Nous devons réapprendre à nous les pose. - Sommet de Coopération Amérique du Sud – Afrique (ASA) au Venezuela : de nouveaux axes d’échanges sud-sud pour le développement :

De nouveaux axes d’échanges sud-sud pour le développement
Voici un sommet qui ne fera peut-être pas la une des journaux européens & occidentaux, mais qui fait parler de lui dans la sphère africaine & sud-américaine. Et pour cause, il s’agit du deuxième Sommet de Coopération Amérique du Sud – Afrique (ASA), qui aura lieu du 26 au 27 septembre 2009 sur l’île de Margarita au Venezuela. Il devrait rassembler 66 chefs et représentant d’Etat, sous la double présidence d’Hugo Chavez Frías – le président vénézuélien – et de son homologue équatorien Rafael Correa, président par intérim de l'Unasur (l'Union des nations sud-américaines).
Un premier sommet de coopération ASA avait été organisé à Abuja au Nigéria en novembre 2006, dans lequel les bases d’une coopération sud-sud entre les deux continents avaient été posées, par l'adoption d'une Déclaration et d'un Plan d'action qui recommandaient un renforcement de la coopération entre les deux régions. Trois années après, ce deuxième sommet tentera de trouver des solutions sur les questions du rapprochement entre l'Union africaine (UA) et l'Union des nations sud-américaines (Unasur). - Se solicita inspiración :
Anuncio inspirado a la falta de inspiración :)
A causa de haberse fugado con un amante de ojos verdes que se la llevó a la playa,
conato de escritora, o simplemente mujer de cuestionable reputación que disfruta de escribir cuenta con vacante de inspiración.
La inspiración que decida acompañar a esta humilde servidora tendrá la responsabilidad de halarle las orejas y de susurrarle al oído cada vez que vea cajas feas mal colocadas en un estante. Deberá tener el crisol de la belleza para imprimirle vida a las cajas, una historia y un color. - L’homme et la ville - Henri Laborit, 1971 :
L’homme et la ville
Henri Laborit, 1971
A la fin des années 60, des étudiants de l’école d’urbanisme de Nanterre convient Henri Laborit, biologiste, neurochirurgien et philosophe du comportement, à discuter autour des liens entre biologie et urbanisme. Rédigé en 1971, ce livre reste d’une actualité déconcertante. Même si il traite principalement des questions d’évolution biologique, les réflexions et analyses traitées débordent d’enseignements pour le converti comme pour le profane.
Ce livre, comme beaucoup d’œuvres écrites par Henri Laborit , accusent d’un anti conformisme viscéral dont l’auteur s’enorgueillit au travers de ses propres expériences scientifiques. La majeure partie du texte s’attache à nous montrer que les caractéristiques de l’organisation biologique (hiérarchie entre cellules, information, énergie) depuis les origines de la vie jusqu’à aujourd’hui poursuit une évolution particulièrement régulée et déterminée, analogue à l’organisation des groupes humains en société, et qu’en ce sens la biologie regorge de savoirs fondamentaux qui pourraient être utilisés par les fabricants des espaces où s’agglomèrent ces groupes ensemble, à savoir la ville. Même si la question urbaine est en fin de compte un peu obstruée par ces questions d’évolution, la proposition de croisement sectoriel entre biologie, sociologie et urbanisme est tellement rare qu’elle mérite de s’y attarder.
De la cellule à la mégalopole
Henri Laborit nous plonge donc dans ce milieu obscur et méconnu de la biologie neurocellulaire par une étude des questions d’apparition et d’évolution de la vie, à savoir si celle-ci est apparue de manière aléatoire ou si, fruit de la réunion de certaines conditions, elle devait inévitablement voir le jour. L’auteur prend clairement partie pour cette dernière thèse. Les conditions réunies à la création de la vie sur la terre (atome carbone, oxygène, énergie électromagnétique) étaient telles, qu’elles devaient aboutir inexorablement à la formation de matière organique vivante. Durant toutes les étapes de mutations biologiques connues à ce jour (formes anaérobiotiques, êtres unicellulaires, pluricellulaires…) la vie se serait donc épanouie à travers des associations, symbioses et combinaisons entre molécules qui, en se hiérarchisant progressivement au sein du système cellulaire (système nerveux, organes sensoriels, organes moteurs) permis d’atteindre le niveau d’organisation et de complexification extrême qui nous caractérise aujourd’hui. La vie serait donc la conséquence inexorable des combinaisons multifactorielles à laquelle l’invariance génétique serait forcément soumise. - Adentro :
- Somos todos cartesianos… :

Esto es una respuesta al comentario de JLR sobre "Siempre todo derecho"
« Mi segunda máxima consistía en ser lo más firme y lo más decidido que pudiera en mis acciones, y en seguir con no menos firmeza las opiniones más dudosas, una vez determinado a ello, que si hubieran sido muy seguras. Imitaba en esto a los viajeros que, extraviados en algún bosque, no deben vagar dando vueltas, de un lado a otro, ni mucho menos detenerse en un lugar, sino caminar siempre lo más directamente que puedan hacia el mismo punto, sin sustituirlo por razones nimias, aunque en un principio tal vez haya sido el azar solamente lo que les ha determinado a elegirlo; pues, de este modo, si no llegan precisamente allí donde desean, acabarán llegando al menos a algún lugar en el que probablamente estarán mejor que en medio del bosque.[…]» René DESCARTES: Discours de la méthode (traducción de Eduardo Bello Reguera: Discurso del método , Ed. Tecnos, Madrid, 1987, páginas 33/34.)
Precisamente, como cartesiano que somos todos, no tengo absolutamente nada contra Descartes. Su metáfora del bosque, en la moral por provisión, es extremadamente útil. Es un principio difícil a ignorar en todo nuestros problemas prácticos. Es primero el problema de la búsqueda de la verdad: ¿Cómo hacer para bien empezar su investigación? Se actúa de contemplar el camino más probable, pero precisamente, perdido en nuestro bosque no tengamos ningún índice para elegir un lado más bien que el otro. Debemos pues solucionarnos a elegir uno "por casualidad". Ahora bien los hombres utilizan esta moral por provisión, necesariamente. Se nos condena a elegir, bajo pena de morir, como el burro de Buridan, de hambre & de sed entre el picotín de avena y un cubo de agua. En este sentido esta moral es aplicable.
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